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Gardons le contact du cœur

Club 3C

C’est au démarrage de la phase de confinement, pour lutter contre la propagation du Coronavirus, qu’avec 2 confrères et surtout amis, Benoit DE SAULCE (Team Decide) & Didier CORBOLIOU (D2A Consulting), nous avons créé le “CLUB 3C : Club des Consultants Confinés mais Confiants”, un Think Tank pour passer et dépasser ce que nous imposait et impose encore la lutte contre le virus.

C’est dans un travail à 6 mains que nous avons décidé de proposer régulièrement, sur LinkedIn, des articles et des brèves pour accompagner nos clients et contacts par :

  • De la prise de hauteur pour réfléchir,
  • Des conseils pour transformer l’organisation,
  • Des bonnes pratiques pour agir différemment

Dans, mais aussi après, cette période hors norme qui nous a tous impactée.

Ces publications sont, sur le fond, sans limite de péremption. C’est pourquoi nous vous les proposons aujourd’hui sur notre site pour renforcer votre Efficacité Relationnelle, votre leadership et servir la performance de votre entreprise par le levier humain.

Vous pouvez également les retrouver et les partager sur LinkedIn en vous connectant à mon profil https://www.linkedin.com/in/pascal-boquet-453b891/

Le principal contributeur vous est indiqué à la fin de chaque article.

Gardons le contact du cœur

Imaginons un manager soumis au chômage partiel avec interruption complète d’activité depuis le début du confinement…

Imaginons, apprenant que le confinement se prolonge et que, ni les conditions, ni la date du déconfinement ne soient réellement connues…

Imaginons, dans ce contexte, qu’il ait envie de reprendre contact avec ses collaborateurs…

Rétablir le contact avec ses collaborateurs

Voici 7 points d’attention pour celles et ceux qui se trouveraient dans cette situation.

1. Avons-nous le droit de mener une telle démarche ?

La question se pose entre le droit, le devoir, le besoin et la bienveillance. Dans les faits, si l’objectif de l’échange est personnel et non professionnel, rien n’interdit de prendre langue avec les membres de son équipe et d’autres collègues. Pour que cette démarche soit bien perçue, il nous semble important de clarifier deux questions préalables :

  • Quelle est notre intention ?
    C’est celle du cœur qui prévaut : chaleureuse, bienveillante, désintéressée, sensible, simple. Elle est amicale et non professionnelle.
  • Quelle est notre motivation (intrinsèque) ?
    Au-delà du besoin ressenti ou de la raison qui justifierait l’action entreprise, c’est surtout l’envie de mener la démarche qui permettra à l’échange d’être riche et bienveillant

2. Quel moyen de communication ?

Le téléphone semble le plus adapté parce que souple d’utilisation d’une part et suffisant pour capter et partager l’émotion d’autre part.

3. Faut-il appeler tous les collaborateurs sans exclusion ?

Oui bien sûr, pour éviter tout sentiment d’isolement ou de rejet.

4. Combien de temps prévoir par appel ?

Suffisamment pour ne pas être dans l’obligation d’interrompre un échange réconfortant, peut-être rassurant voire passionnant. 

5. Faut-il préparer l’entretien ?

Oui, pour deux raisons :

  • Parce qu’il revêt un caractère exceptionnel dans un contexte particulier
  • Rester aligné sur notre intention

6. Comment préparer l’entretien ?

  • Prêt à écouter, à accueillir, à être surpris

Pour entendre ce que la personne nous dit de manière explicite et implicite, sans préjuger ni juger, sans se sentir obligé de répondre, sans rapprocher ses réponses d’un comportement professionnel connu, sans prendre le risque de le conseiller, sans lui rappeler de manière implicite que nous sommes son manager.

  • Prêt à répondre, prêt à s’ouvrir et partager ses émotions, ses sentiments, ses espérances  

Soyons prêts à répondre avec simplicité, authenticité et surtout sincérité à toutes ses questions y compris la plus évidente : « C’est sympa de m’appeler, et toi (chef) comment vas-tu ? ». Si notre réponse se contente par exemple d’un « On fait aller, et toi ? », imaginons les interprétations possibles dans le for intérieur de notre interlocuteur :

 « on lui a suggéré de prendre de mes nouvelles » ; «comme d’habitude, lui a le droit de savoir ce qu’on pense, sans nous dire jamais au fond, ce que lui pense » ; «je me doutais de sa réponse, tellement il est prévisible » ; « il ne va pas me dire son état d’âme puisque c’est mon manager ! » ; « c’est marrant il me répond toujours la même chose quand je lui pose cette question ; comme quoi, même le Covid et le confinement ne le changent pas… » etc. tellement les émotions et les sentiments sont complexes et singuliers… La sincérité sert donc la préparation. Il s’agit de nettoyer ses lunettes « d’appelant » pour avoir la franchise de dire comment nous allons, comment nous vivons cette situation.

Ayons conscience que notre niveau de partage est lié au niveau de confiance que nous lui accordons. C’est l’Ouverture décrite par Schutz dans « L’élément Humain ».

Anticiper la réponse à certaines questions peut aider notre sincérité :

  • Comment vivons-nous le confinement ?
  • Qu’avons-nous appris sur nous et sur ceux qui nous entourent ?
  • Comment allons-nous physiquement, mentalement et que faisons-nous pour garder la santé et le moral ?
  • Quelles sont les bonnes et les mauvaises nouvelles dues à ce confinement ?
  • Comment compensons-nous le manque de lien social ?
  • Quelles réflexions nous inspirent cette situation ? Quels espoirs, quelles peurs ?

7. Quels risques inhérents à cette démarche ?

Il est double :

  • Manquer d’empathie parce que l’échange nous semble stérile on intéressant
  • Dériver vers du professionnel aussi implicite soit-il

Sauf, si le collaborateur aborde le sujet. Alors, bien évidemment, l’écouter, lui dire ce que nous savons en veillant à ne pas être plus anxiogène que si on avait refusé de parler travail. Puis, lui redire notre intention initiale (prendre de ses nouvelles) et le remercier chaleureusement pour la richesse de l’échange.

Le Covid nous donne la possibilité d’explorer cette démarche unique. Saisissons-là car elle est une occasion supplémentaire et inédite de découvrir la richesse et la beauté de l’âme des gens qui gravitent dans notre vie.

Didier, Pascal & Benoît,

Benoit DE SAULCE (Team Decide) – Didier CORBOLIOU (D2A Consulting) – Pascal BOQUET (ARUM AcCESs) ont créé le « CLUB 3C : Club des Consultants Confinés mais Confiants », un Think Tank pour passer et dépasser ce que nous impose la lutte contre le virus.

N’hésitez pas à partager nos articles mais aussi à nous suggérer des sujets sur lesquels, dans ce format court, nous pourrions mettre « notre jus de cerveau » en ébullition à votre service.

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