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Paroles de… Millénials – Hicham Alaoui, Orpéa

Nous rentrons dans une nouvelle ère, celle où les Millénials, la Génération Y, a une place plus qu’importante dans le monde du travail.
Dans ce contexte, nous souhaitons leur donner la parole afin de comprendre comment ils fonctionnent et quel est leur rapport au travail, si différent des anciennes générations.

Nous avons interviewé Hicham Alaoui, Responsable Consolidation chez Orpéa.

 

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Hicham Alaoui et je suis responsable de consolidation du groupe Orpéa spécialisé dans les EHPADs et dans les établissements psychiatriques.
A côté de ça, j’ai monté un projet dans la musique. Je suis agent et manager d’artistes et j’organise aussi des événements culturels, d’envergure assez importante à Paris pouvant aller de 500 personnes à 2000 personnes ou un peu plus.

 

Pourquoi avoir choisi cette entreprise en particulier ?

J’ai rejoint le groupe Orpéa en octobre 2022 dans une période assez néfaste pour le groupe, puisque je pense que tout le monde a entendu parler des scandales qui ont touché le Groupe Orpéa.
Et donc ce qui m’a donné envie de rejoindre le groupe Orpéa, c’est qu’il y a un énorme projet de restructuration – étant donné qu’il y a de nouveaux dirigeants qui sont arrivés, avec comme but de relancer la société, de redonner une bonne image à la société et aussi de rendre la santé financière de l’entreprise. Mais c’est un énorme challenge que j’ai accepté avec grand plaisir en me disant que si on réussit, on avait plein de choses à gagner pour l’avenir.

 

Qu’est ce qui vous motive le plus dans votre travail aujourd’hui ?

C’est le projet en lui-même : de relancer le groupe, qui reste un groupe quand même très important dans le monde et dans la société française, étant donné qu’on est les leaders des EHPADs et que nos aînés doivent bien loger pour la majorité dans ces EHPADs. Donc c’est ça principalement qui nous motive.

Également, j’ai changé d’entreprise avec ma chef, donc on forme un duo depuis maintenant quatre ans, on a une relation assez fusionnelle au travail et donc ça aussi ça me motive et ça me donne envie de me surpasser étant donné que je travaille pour elle.

 

La relation avec vos collègues et managers a-t-elle une place importante ?

Oui, bien sûr.
Il y a un an, lorsque ma chef m’a parlé du projet Orpéa, je n’étais pas très emballé étant donné les scandales qui touchaient le groupe. Mais parce qu’elle venait et qu’elle rejoignait le groupe aussi, je me suis dit on y va à deux parce que le challenge est énorme, la quantité de travail et la pression est énorme. Mais je me suis dit que, en duo, on pouvait absorber plus facilement cette quantité de travail et aussi cette pression.

 

Qu’attendez-vous de votre hiérarchie ?

J’attends d’eux qu’ils me fassent grandir, qu’ils me fassent confiance, qu’ils m’offrent un projet passionnant avec des projections à moyen et à long terme pour progresser. Et bien sûr de la confiance et de l’autonomie.
C’est important parce qu’aujourd’hui, depuis le covid, la façon de travailler de pas mal de groupes a changé, notamment avec l’arrivée du télétravail, notamment avec les réunions à distance. Donc c’est vrai que ça nous a ouvert les yeux, moi-même en tant que manager, sur pas mal de choses qu’on n’aurait pas faites par le passé.
Et donc aujourd’hui, la nouvelle génération a envie que la façon de travailler se modernise et ne reste pas sur des process assez archaïques.

On a des jeunes qui ont besoin de faire du télétravail et j’en fais partie également.

 

Qu’attendez-vous de votre entreprise ?

Alors, ce que j’attends d’une entreprise, c’est déjà qu’elle offre un cadre de travail stable, qu’elle offre des opportunités de progression, d’avoir un environnement, des collègues gentils, bienveillants et également de l’autonomie et de la flexibilité.

Quand je dis flexibilité, ça rejoint ce que je disais juste avant.
Aujourd’hui, dans notre secteur, on est cadre. Et moi, en tant que manager, ce que j’essaie de dire à mes N-1, c’est que du moment que le travail est fait et bien fait, c’est la chose la plus importante. Il faut qu’il y ait une confiance entre un manager et son collaborateur. C’est comme ça que je travaille et c’est comme ça que j’essaie de travailler avec mes collègues.

 

Qu’est ce qui est le plus important pour vous dans la conduite de votre carrière professionnelle ?

Ma progression. Je suis quelqu’un de très ambitieux. J’ai besoin de rêver et sentir que je peux atteindre des paliers. Pas forcément en salaire, mais vraiment en grade, en expérience. C’est ce qui me donne envie, les matins, d’aller travailler : monter en grade et toujours essayer d’avoir plus et mieux.

 

Qu’est-ce qui vous ferait choisir une entreprise plutôt qu’une autre ?

Comme j’ai déjà dit, l’ambiance au travail est très importante. C’est ce qui donne envie de se lever le matin et d’aller au travail.
Le travail en lui-même, s’il est intéressant et les collaborateurs. J’insiste. Moi en tant que manager, j’ai besoin de bien m’entendre avec mon équipe et d’avoir cette relation proche avec eux.

Dans le choix de mon entreprise, la relation que j’ai avec mon manager et avec mes collaborateurs est vraiment importante. Je pourrais accepter même un salaire inférieur dans un bon cadre de travail plutôt qu’un salaire supérieur avec des collaborateurs avec qui je ne m’entends pas.

 

Quel regard portez-vous sur le monde de l’entreprise ?

Pour avoir travaillé dans des grands groupes et pour travailler dans un grand groupe actuellement, les gros groupes ont encore beaucoup de chemin à faire parce que les process sont encore archaïques, les outils sont encore archaïques, la façon de travailler est encore archaïque, la façon de manager est encore archaïque et aujourd’hui, les jeunes collaborateurs vont plus vers ces start up, ces nouveaux process qui se mettent à la page contrairement aux grands groupes qui se mettent moins à la page.

C’est déjà recruter des gens pour les capacités qu’ils ont et non pour les diplômes. C’est une organisation du travail où le collaborateur a de la liberté, la liberté de choisir ses outils, la liberté de choisir quand et il travaille, de la liberté pour entreprendre, entreprendre des projets. C’est fondamental aujourd’hui.

 

Pour vous, que veut dire « réussir dans la vie » ?

Pour moi, ça signifie plusieurs choses.
Personnellement, quand je dis réussir dans la vie, c’est déjà rendre fiers mes parents.

Ensuite, réussir dans la vie, c’est progresser continuellement. On commence en junior, on passe expérimenté, on passe senior, on passe manager, on passe directeur. Donc avoir cette progression constante.

Et c’est aussi apprendre continuellement, parce que on peut apprendre même quand on est directeur et quand on a un poste important.

 

Pensez-vous qu’il est indispensable de séparer vie pro et vie perso ?

Je le pensais avant et je vois beaucoup d’amis le faire mais moi je suis l’exemple qui confirme qu’il n’est pas très important de séparer les deux étant donné que ce n’est pas le cas pour moi.
Je m’entends très bien avec mon manager, on parle régulièrement de nos vies privées, on s’écrit les week-ends et les soirs, et je ne me sens pas envahie dans ma vie privée du moment où je m’entends très bien avec mes managers et mes collaborateurs.
Donc pour moins, on peut ne pas séparer les deux si il y a vraiment une relation de confiance et une relation forte entre les collaborateurs et soi-même.

 

Comment gérez-vous cet équilibre vie pro et vie perso ?

J’arrive parfois à couper : quand je pars en vacances, quand j’ai un rendez-vous personnel et c’est important.
Certaines personnes de mon équipe ne savent pas le faire. Mais c’est très important. C’est ce que je leur dis : de couper. De dire c’est bon, j’ai un rendez-vous avec un ami, j’ai un rendez-vous au sport. C’est important de faire plein de choses en même temps que le travail pour que l’esprit reste aéré et ne pas sentir qu’on ne fait que travailler. Donc moi j’arrive, j’arrive à couper.

 

Que conseillerez-vous à quelqu’un qui se lance sur le marché du travail ?

Je lui conseillerais de prendre tout ce qu’il y a à prendre, ne pas attendre qu’on lui donne les choses, d’aller les chercher. Parce que si ce n’est pas lui qui va les chercher, ce sera quelqu’un d’autre.

J’ai envie de dire de faire ce qu’il a envie de faire. Parce que moi j’ai parfois eu la pression de mes parents pour aller vers certains endroits plutôt que d’autres. Mais je suis quelqu’un d’assez têtu, donc je me suis toujours écoutée. J’ai fait des erreurs, mais j’ai appris grâce à ces erreurs. Et je suis où je suis aujourd’hui grâce à tout ce que j’ai fait, en bien et moins bien.

 

Comment imaginez-vous votre futur sur le plan professionnel ?

J’ai toujours eu envie de créer mon entreprise depuis mon plus jeune âge. Malheureusement, je suis dans un système de salariat où en plus, chaque année je progresse, chaque année, je gagne en salaire, chaque année je monte en grade et c’est à chaque fois plus compliqué de quitter cette zone de confort.

Mais je garde l’intime conviction que je suis quelqu’un qui a besoin d’entreprendre, quelqu’un qui a besoin de faire du business.
Il y a ce côté management que j’aime bien mais qui reste insuffisant pour quelqu’un qui souhaite entreprendre comme moi. Donc ce qu’on peut me souhaiter, c’est de trouver le bon projet, d’entreprendre, de créer mon entreprise et de faire du business.

 

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